C'était Sète, chroniques de Sète en version Originale

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En avant première à la librairie des éditions l’An Demain et sur le site des éditions, découvrez le nouveau livre de Éric Bechetoille.
Après Sétième ciel et Le regard Sétois, vous verrez confirmés dans ce petit grand livre le talent d’écrivain et la tendre subtilité du regard de Eric Bechetoille sur Sète et les Sétois.

 

Titre : C’était Sète
Sous-titre : Chroniques de Sète en version Originale
Auteur : Eric Bechetoille
Préface de Daniel Villanova

Editions : L’An Demain

60 pages
ISBN : 979-10-92610-70-3
Date de parution : 10 juillet 2021
Prix : 8 euros

On ne présente pas Daniel VILLANOVA, l’humoriste le plus populaire d’Occitanie, auteur et acteur d’un théâtre « comico-maquisard » qui, tout à la fois, fait rire et ferraille contre les travers de notre société. Aussi, sa préface à C’était Sète certifie, en quelque sorte, le « sérieux » avec lequel Éric BECHETOILLE a rassemblé ces chroniques de l’Île, si singulière.

Toutefois, nous avertissons le lecteur qu’il s’agit bien là d’une version  originale car, l’auteur a, un tantinet, arrangé les faits réels à sa sauce, toute personnelle, qui marie, le piquant d’une pointe d’humour et la douceur d’un brin de poésie. N’est-ce pas ainsi, qu’épicée par la rouille, la seiche commune, pêchée ici, a mérité son titre de spécialité sétoise ?
Mais méfions-nous ! Au-delà de la recette, entre les lignes de ce récit, le lecteur pourrait bien retirer d’autres richesses: notamment, un gros poisson, nommé Georges, comme il ne l’a jamais imaginé et surtout, l’image de la beauté d’un monde que l’Homme ne cesse de menacer, au nom de la modernité !

9 La migration des daurades

PRÉFACE de Daniel Villanova

Il y a des jumelages dont la savoureuse évidence saute aux yeux, et puis il y a les autres, fruits insipides d’obscurs bidouillages de sous-préfecture. L’univers sétois d’Éric Bechetoille et l’univers bourougnannais dont je m’amuse sur scène à longueur d’année sont sans nul doute des jumeaux appartenant à la première catégorie.

Comment dire le bonheur que j’ai eu à lire ce livre ?

Et d’abord par quels mots ferai-je sentir ces « voyages immobiles » dans lesquels m’ont embarqué les splendides photos qui l’illustrent ? Photos ? Tableaux ? Je dirai presque : « Les deux, mon capitaine ! » tant c’est la vie même de Sète dans son irréelle réalité que l’auteur a su amoureusement saisir. Et nous voilà, voyeurs éblouis, devant ces images, tels les haleurs de Rimbaud « cloués nus aux poteaux de couleurs » à notre tour ! Leur beauté et leur force sont si évidentes que tenter de les dire ici serait presque leur faire injure, et je m’en garderai bien.

Pour ce qui est du récit, cet ouvrage me semble contenir tout ce que j’aime dans l’art d’inventer des histoires : un côté réaliste avec ce fort ancrage assumé dans la ville de Sète, dans ses quartiers, ses rues, ses places, son étang. Réalisme du vocabulaire, aussi, qui refuse l’autocensure, et se permet d’appeler les choses par leurs noms.
Sans jamais exclure le lecteur venu d’ailleurs (il est important de le souligner) cet attachement d’Éric Bechetoille au mot juste, vrai, métissé de langue d’oc, donne à ce texte une poésie qui lui ferait gravement défaut autrement ; poésie du quotidien, baignée de cet humour léger, d’écume, qui imprègne ces pages. (Ah ! ce « variant anglais » changeant de sexe à l’hôpital Saint-Clair !).
Les lieux aux noms parfois mystérieux, parfois évocateurs, participent de cette atmosphère d’étrangeté familière, qu’il s’agisse du Quartier Haut, du Chemin de Biscan-Pas, de La Pointe Courte, de la Pointe Longue, la Villa Salis, le Quai de Bosc, le Trou de Poupou, les Pierres Blanches, et j’en passe…

Dans ce paysage à moitié rêvé le lecteur verra se mêler aux incontournables célébrités sétoises (Vilar, Valéry, Varda, Di Rosa, et d’autres encore, sans oublier bien sûr l’immense « Œil de mammouth », alias Georges Brassens) les noms des héros anonymes qui peuplent l’Île Singulière : Sissolet, Miguel, Rose, fierté du Quartier Haut, élue Miss Tielle, Manu, les dynasties « pointues » des Izoird ou des Sabatier…

Autre point important à mes yeux : ces chroniques sont faites aussi d’impertinence. L’auteur y jette un regard lucide sur notre actualité sétoise la plus brûlante, qu’elle soit festivalière, télévisuelle, boboïsante, ou autre. Un regard acéré, parfois, mais toujours amusé, fraternel. Ses flèches ne ratent jamais leur cible. Leurs pointes à tous les coups nous chatouillent, nous amusent. Souvent même, lancées avec un petit plus de malice, elles nous secouent d’un bon rire.
Il semble qu’Éric Bechetoille, à l’instar du créateur du Parti Préhistorique, se refuse (et nous lui en savons gré) à séparer jamais l’humour tendre et l’ironie plus ou moins vacharde.

Réalisme, humour, poésie, impertinence, ce sont tous ces ingrédients qui me rendent proche une œuvre telle que celle-ci. Histoire d’amour, d’amitié, de fâcheries, de camaraderie, de drame ou de joyeuse complicité, voire même de solidarité ; on peut dire que rien de ce qui est humain n’est étranger à ce livre.

Une fois savourée la dernière phrase, rêvé sur la dernière photo, que vous soyez Sétori pur jus, « estrangièr » de passage, ou pièce rapportée comme l’auteur de cette préface, vous vous direz, rêveurs : « C’était Sète », et pourtant c’est bien nous !

Et vous y reviendrez !

 

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